Réfugié

Dans plusieurs pays du monde, les réfugiés vivent dans des camps.

Un camp de réfugiés est une prison à ciel ouvert dans laquelle s’entassent des hommes, des femmes et des enfants.

Un camp de réfugiés est une zone de non droit où des individus n’ont rien d’autre à faire qu’attendre et, dans cette attente, rejoignent des clans, des groupes, des factions qui les obligent à faire usage de la violence pour assurer leur survie.

Un camp de réfugiés est un lieu de violence et d’ennui causé par l’oisiveté de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants qui attendent. C’est le lieu de tous les trafics: des cigarettes aux drogues dures, des litres de lait aux morceaux de viande, bref tout et n’importe quoi.

Alors, quand un message que des personnes, trop bêtes pour chercher le sens des choses, font courir sur les réseaux sociaux, je me désole… Ce message, que je ne reproduirai pas ici, allègue que le gouvernement du Canada traiterait mieux ses réfugiés que ses vieux, la somme octroyée pour les réfugiés serait supérieure à la pension de vieillesse des Canadiens.

À ces tristes personnes, malades de leur envie, je répond simplement qu’un réfugié est un être humain qui, en danger de mort dans son pays d’origine, demande assistance à un pays hôte en vertu de conventions internationales dont le Canada est signataire. Sa situation est toujours temporaire et, qui plus est, précaire. Je vous jure, mesdames, messieurs, qu’il vaut mille fois mieux être un aîné recevant une modeste pension qu’un réfugié qui recevrait une somme supérieure (ce qui reste à prouver, par ailleurs). Alors, s’il vous plaît, cessez de tenir ces propos tendancieux, car ils manquent profondément d’humanité.

Mis à jour le 2020

Image : Camp de Lesbos (Grèce) par Mustapha Abusalah, 2016, diffusée sur Pixelbay