Quand on perd un ami

Quand on perd un ami, il faut…

01. Suivre les conseils d’Allan E. Berger et lire ou relire sans tarder L’Ecclésiaste, ce livre de l’Ancien Testament dans lequel on peut lire : « Tout est vanité et poursuite du vent. » Ce livre de la Bible attribué au roi Salomon, fils de David, remet les choses en perspectives et nous rappelle, parfois brutalement, qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil et ce, malgré l’agitation permanente des hommes et des femmes de ce monde.

02. Écouter ou réécouter la troisième symphonie, dite pastorale, de Ralph Vaughan Williams. Ce compositeur anglais, contemporain de Ravel, a créé une musique qui épouse le mouvement du vent sur la mer. Après cette écoute, on s’offre la quatrième Bacchiana brasileira du compositeur brésilien Heitor Villa-Lobos. Enfin, après cela, le défunt a mérité l’hommage rendu par l’Adagio pour cordes de Samuel Barber.

03. Marcher seul dans son quartier après le repas du soir, dans le silence, puis en écoutant avec ses oreillettes les musiques décrites ci-dessus. Répéter cet exercice aussi souvent que nécessaire ou, à tout le moins, jusqu’à ce la douleur causée par la perte de cet ami s’atténue afin que les souvenirs heureux reprennent peu à peu leurs droits.

04. Rédiger la biographie de son ami pour se rappeler soudain que, finalement, on ne le connaissait pas aussi bien qu’on le croyait et que des pans entiers de sa vie nous échappent…

05. Se demander pourquoi on ne lui pas dit qu’on l’aimait de tout son cœur au moment il fallait le dire. Sans doute parce qu’un homme ne dit pas ça à un autre homme…

Mise en ligne 2016-08-04

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