Lovesick (série télévisée)

Lovesick est une série britannique qui met en scène un un trio d’amis à l’orée de la trentaine : Dylan, Luke et Evie. À ce trio s’ajoute Angus, un petit homme qui prend de plus en plus d’importance au fur et à mesure que les épisodes défilent devant nous, spectateur ébahi par cette jeunesse dans laquelle certains se reconnaissent, même à des années de distance. C’est mon cas, notamment, même si j’ai vécu mes vertes années à Montréal dans les années 1970-1980 alors que Lovesick se passe à Londres entre 2011 et 2016.

De nombreux films et séries portent sur cet âge de la vie, cet âge qui précède le mariage, les responsabilités et, trop souvent, la fin de l’amitié telle qu’on l’a connue jusqu’alors. C’est un âge où fusent les questions de toutes sortes sur l’avenir des uns et des autres. Les questions, et les dilemmes aussi qui cumulent sur la prise de décision. Un âge où chacun cherche son amour, même si peu de gens le trouvent. On procède par essais-erreurs, couchant avec une, nouant une relation éphémère avec l’autre, jusqu’à ce qu’on échoue dans un mariage qui ne correspond pas nécessairement à celui qu’on avait rêvé. Puis on s’accommode de ce que la vie nous offre et, en notre vieillesse, on se dit que ça aurait pu être pire…

Lovesick se déroule à Londres dans le contexte de la cherté du logement, certes, mais aussi de la vie trépidante d’une capitale européenne. Luke, Dylan et Evie partagent un logement qui n’est pas sans rappeler ceux de Montréal. Le scénario tourne autour de Dylan qui, après avoir appris qu’il avait chopé une chlamydia (une MST relativement mineure qui se traite par la prise unique d’un médicament), doit aviser chacune des filles qu’il a connues au cours des cinq dernières années. Connues au sens biblique du terme, bien entendu… Cela donne un récit qui se balade dans le temps et qui donne lieu à des scènes hilarantes. Dylan est le genre à tomber amoureux avec tout ce qui bouge… alors que Luke ne pense qu’au sexe et, par le fait même, n’arrive pas à construire une véritable relation avec une femme. Il finira par en souffrir, d’ailleurs. Quant à Evie, c’est l’amie fidèle des précédents. Mais ses relations amicales avec Dylan sont teintées d’ambiguïté, ce qui souvent le cas dans les amitiés entre les hommes et les femmes. Mais le trio surmontera les contradictions et, pour chacun d’entre eux, tout se terminera bien, dans la mesure où on estime que la fin de la jeunesse constitue une dénouement heureux, bien entendu.

Chaque individu réagit différent à l’écoute d’un film ou d’une série télévisée. Pour ma part, Lovesick m’a ramené à ma propre jeunesse, à mes propres essais-erreurs, à mes propres contradictions, et cela s’avéré douloureux, parfois… Mais ne vous inquiétez pas : cela ne vous arrivera peut-être pas. En revanche, comme tout le monde, vous succomberez au charme d’Evie, incarnée par la comédienne Antonia Thomas.

Lovesick , série britannique créée par Tom Edge, trois saisons, vingt épisodes.

Mise en ligne le : 2018-03-01

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