L’été olympique : Pourquoi avoir écrit un tel roman ?

ÉLP vient de faire paraître L’été olympique, un roman écrit en collaboration avec Marie-Andrée Mongeau, autrice de trois romans parus chez le même éditeur. Avant d’aborder la question du comment et du pourquoi, voici ce à quoi aurait pu ressembler le quatrième de couverture (cette version n’a pas été retenue) :

Gaby, dix-neuf ans. Blessé par un chagrin d’amour causé par le refus tacite de Céline de sortir avec lui, et épuisé par cinq semaines de travail intense sur le site des Jeux olympiques de Montréal, il s’apprête à accompagner cinq personnes qui, à l’exception d’Amélie, et peut-être aussi de Claudine, ne sont pas vraiment des amis. Plutôt des connaissances du Collège de l’Assomption où il a étudié pendant une seule et unique session. Six personnes en tout, entre dix-sept et dix-neuf ans, dans la chaleur de l’été et ce, dans la plus jolie ville d’Amérique du Nord. Six personnes ? Non, sept… car, une fois sur place, ils trouvent Liliane, une amie de secondaire d’Amélie qui a changé de collège, préférant étudier les sciences pures à Bois-de-Boulogne plutôt qu’à l’Assomption. Cette Liliane, bien entendu, ne devait pas être là et, pour une raison que Gaby ne comprend pas, elle est rapidement considérée comme une intruse, une fille « spéciale ».

Liliane, pas encore dix-huit ans, taxée de « spéciale » par Amélie, sa meilleure amie. Du moins, c’est ainsi qu’elle la considérait avant les événements de cette semaine-là. L’appartement où loge le groupe d’amis dans le quartier Saint-Jean-Baptiste à Québec appartient à son amoureux, enfin… si on peut appeler un amoureux quelqu’un qui invite une autre fille à camper avec eux ! Liliane, donc, avec ses vacances avortées, décide de rester à l’appartement pour passer la semaine avec les autres. Six personnes, ça fait déjà beaucoup pour un trois-pièces… Tant pis, ils seront sept et ce, pendant six jours exactement, du dimanche au vendredi. Six jours racontés par Gaby et Liliane à tour de rôle en temps réel.

Liliane, décontenancée par l’accueil glacial d’Amélie et sa suite, ne peut rentrer chez elle à Repentigny,  orgueil oblige… car sa sœur serait trop heureuse de se moquer d’elle, le petit ami de Liliane étant son ex petit ami à elle… Elle affronte donc la réprobation des autres et subit quelques brimades. Mais, bon gré mal gré, elle se rapproche de Gaby, le seul qu’elle ne connaît pas, le seul qui ne l’a pas ouvertement rejetée, non pas par empathie, mais plutôt parce que son amour de Céline le rend indifférent à presque tout…

Et c’est dans cette ambiance bancale que se déroule la semaine au cours de laquelle les sept amis apprendront à vivre ensemble, malgré quelques désordres et prises de bec. Ils sont ni adolescents ni adultes. Un âge de transition qui se vit dans la difficulté des relations humaines, avec ses moments de bonheur et de frustration.

L’été olympique s’achève au moment où chacun rentre chez lui.

Comment en sommes-nous venus, Marie-Andrée et moi, à écrire ce roman ? Il s’agit d’une histoire de collège, comme il en existe des centaines au Québec et ailleurs dans le monde. En 2015, Paul Laurendeau, co-fondateur d’ÉLP éditeur, reçoit un manuscrit d’une dame qu’il a connue au Collège de l’Assomption, établissement d’enseignement où il a fait ses études secondaires. Le manuscrit en question est devenu un roman: Conte d’ascenseur. Quand Paul m’a soumis le manuscrit, j’ai eu l’impression de connaître cette personne : une Marie-Andrée, ancienne élève du collège, domiciliée à Repentigny à l’époque. En accusant réception de son manuscrit, je lui ai demandé si elle n’était pas cette fille un peu bizarre que j’avais vaguement connue lors d’une semaine de vacances à Québec en août 1976. C’était bien elle…

Les choses auraient pu en rester là mais, visiblement, pour des raisons différentes, nous gardions des souvenirs amers de cet été 1976. Pour elle, c’était la relation difficile à ce groupe d’amis au sein duquel elle ne se sentait pas la bienvenue. Pour moi, un souvenir triste dû à ma rupture avec une jeune fille dont j’étais éperdument amoureux. Quelques mois plus tard, Marie-Andrée est revenue sur le sujet et m’a demandé d’écrire quelques lignes sur le souvenir que je gardais de cette semaine de vacances à Québec. Pour m’encourager, elle m’a elle-même envoyé un texte d’une dizaine de pages relatant les événements. Alors, je ne sais pas trop pour quelle raison, au lieu d’écrire mon texte, j’ai préféré intercaler  mes souvenirs dans son texte à elle. Cela a donné un document de quinze pages, un genre de mémoire à deux voix. S’en est suivie une période de long silence. Puis, au début des vacances de Noël 2018, j’ai proposé à Marie-Andrée de reprendre ce texte pour en faire un roman à quatre mains, sans savoir si le résultat pourrait être publié. Et c’est ainsi que le roman a germé, que le texte a coulé,  que ce souvenir commun est devenu un roman, un récit qui, bien souvent, a peu de choses à voir avec les événements tels qu’ils ont été vécu pendant cet Été olympique

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L’été olympique / Daniel Ducharme et Marie-Andrée Mongeau. ÉLP éditeur, 2019. Disponible sur toutes les plateformes (7Switch, Kobo, Amazon, Renaud-Bray, etc.) au prix dérisoire de 3,49 euros ou 4,99 $CA.

Une version papier de L’été olympique est également disponible sur Amazon Canada.

Pour lire des extraits de ce roman, veuillez consulter la page de l’ouvrage sur le site de l’éditeur. Par ailleurs, Paul Laurendeau a rédigé un compte rendu très flatteur de L’été olympique que vous pourrez lire en suivant ce lien. Je sais, Paul est un ami…