Le passage à Linux

L’année dernière, je suis passé à Linux. Pourquoi ? Au départ, simplement parce que j’en avais marre des lenteurs de mon ordinateur tournant sous Windows 10. Marre aussi de sa suite Office – de plus en plus onéreuse – qui ne cesse de se complexifier pour mieux obtenir vos fichiers et les renseignements personnels qu’ils contiennent. Je sais, nous vivons à l’ère du Big Data… mais je préfère ne pas trop diffuser les miennes, bien qu’avec Google…

Bon, au départ, c’était ça la raison. Par la suite, c’est devenu moins rationnel : j’avais simplement envie d’essayer autre chose, d’oser autre chose si je peux m’exprimer ainsi. Encouragé par mon fils, j’ai installé Linux en dual boot sur mon ordinateur principal. Dual boot, je crois qu’on dit « double amorçage » en français. Cela veut dire que, quand vous ouvrez votre ordinateur, vous avez le choix entre Linux ou Windows. Sachez que par défaut il démarre en Linux, mais il est possible d’en décider autrement, bien entendu, notamment avec l’application Grub Customizer.

Linux fonctionne par distribution (Mint, Debian, Manjaro, etc.), et chacune d’entre elles présentent des modes de fonctionnement et d’apparence distincts. Il y en aurait près de deux cent. Étant novice en la matière, j’ai choisi Ubuntu, la distribution la plus répandue dans le monde et pour laquelle on ne manque jamais d’informations en cas de problème. Par ailleurs, je ne suis pas informaticien et, de mon humble point de vue, Ubuntu m’a semblé plus accessible. Ubuntu est un concept africain de langue bantoue qui pourrait se traduire par : « Je suis ce que je suis parce que vous êtes ce que vous êtes », ou d’une manière plus littérale : « Je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous ». Bref, vous avez déjà compris que ce concept, appliqué à l’informatique, repose sur la philosophie de l’entraide, de la solidarité, et fait en sorte que, en cas de pépin, vous trouverez toujours quelqu’un qui acceptera de vous aider.

Bon, j’ai installé Ubuntu. Après quelques mois d’utilisation, je suis ravi… et je ne retourne à peu près plus jamais dans la partie Windows de mon ordinateur. Mettons que 90% du temps je suis sous Linux…

Si vous êtes tenté de faire le saut, sachez que vous trouverez tout ce dont vous avez besoin à la logithèque d’Ubuntu. Et quand vous ne trouvez pas, vous êtes autorisé à installer vous-même les paquets logiciels. Le site Ubuntu France  et la liste de discussion Ubuntu Québec vous sauront alors d’une grande utilité. Pour ma part, j’avais déjà adopté sur Windows des logiciels libres tels que la suite LibreOffice, Gramps (généalogie), Calibre (bibliothèque numérique), Sigil (ePub) et Joplin (prise de note). logiciels qui tournent parfaitement bien sous Linux. Puis j’ai installé des logiciels comme Chrome et Spotify, même s’il m’a fallu passer par le Terminal, outil indispensable aux développeurs. Tout fonctionne au quart de tour et, franchement, souvent mieux que sous Windows. En général, Linux est moins gourmand en mémoire, de sorte que vous aurez l’impression que votre ordinateur tournera plus rapidement. Certes, il faut parfois bidouiller un peu… mais ce n’est pas désagréable, et le code est généralement disponible sur le Web.

Alors, si l’envie vous prend de vous libérer – entièrement ou partiellement – de l’emprise des géants technologiques comme Microsoft et Apple, sachez qu’il existe une alternative et qu’elle s’avère tout à fait accessible au commun des mortels.

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