Le climat et la mort

Un septembre exceptionnel avec des chaleurs estivales dignes du cœur de juillet. Cette chaleur persistante rend les gens perplexes. Comment se vêtir ? Doit-on rouvrir les piscines ? Prévoir une sortie à la plage ? On ne sait plus trop… car nul ne doute que le froid va nous tomber dessus d’un seul coup ! Bref, il fait magnifiquement beau mais, malgré l’évidence, on n’y croit pas… de sorte qu’on n’ose plus porter des sandales, de crainte que la neige envahisse les rues de la ville en sortant du bureau…

Peut-être en est-il de même pour la mort. Elle est là, tout près de nous, elle nous guette tapie dans l’ombre, mais nous n’y croyons pas… comme si nous refusions d’accepter son éventualité, son inéluctabilité. Et nous continuons à vivre, à vaquer à nos occupations, osant mettre en doute notre propre finitude, tellement convaincu de l’existence d’une âme… Personne ne va mourir puisqu’une autre vie débutera après notre mort terrestre, n’est-ce pas ? Est-ce que vous vous rendez compte des sornettes qu’on arrive à croire juste pour échapper à l’inéluctable ?

Pourtant, nous le savons bien que nous mourrons un jour ou l’autre mais, jusqu’à la dernière heure, nous refusons d’y croire, à l’instar de ceux qui refusent de considérer les changements climatiques tout en se baignant au mois de septembre… Refuser l’évidence, refuser de s’arrêter sur ce qu’il adviendra de nous, de notre monde, ce n’est pourtant pas une bonne attitude. Chose certaine, cela ne constitue pas la voie vers cette sagesse qui commande d’accepter et, par le fait même, d’aimer ce qui est, ce qui se pose là, devant nous, qui se trouve à notre portée. Aimer le monde tel qu’il est, et non comme on voudrait qu’il soit. Je sais, parfois, le monde… il faut aussi s’évertuer à le changer, à le transformer ! On ne peut tout de même laisser le monde courir à sa perte sans rien faire pour stopper le réchauffement climatique… Alors, adoptons la sagesse d’Épictète : ne changeons que ce qui dépend de nous, et agissons pour atténuer le dérèglement du climat.

On ne sait pas grand chose sur le monde, ses origines, son devenir. Par contre, notre condition de mortels s’avère une certitude. Un fait avéré, comme disent les sociologues. Quant au climat… Il s’avère somme toute étrange de boire un verre de bière en terrasse à la fin de septembre, du moins pour un pays nordique comme le Canada. Mais il semble bien que cette pratique sera de plus en plus courante.

Le monde court à sa perte… à moins qu’on prenne les moyens nécessaires pour contrer le réchauffement climatique. Mais le peu de sagesse des hommes et des femmes me fait craindre le pire… Fasse le ciel que les craintes d’un homme vieillissant n’aient aucune influence sur la combativité des plus jeunes.

Mise en ligne le : 2018-05-05

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