En guerre

Lu sur Facebook : « Je suis en guerre contre mon gouvernement parce qu’il est en guerre contre son peuple. » J’imagine que son auteur rêve d’entrer dans le clan des révoltés et que de proférer ce genre d’âneries lui procure un sentiment de liberté, voire de puissance, peut-être même d’intelligence. Mais que fera-t-il après sa guerre ? Aucune idée, j’imagine. Et que fera-t-il quand il constatera les dégâts ? Des milliers de morts, des millions de déplacés. Et pourquoi ? Aucune idée, sans doute…

La guerre n’est pas une plaisanterie. Ce n’est pas un concept qu’on lance dans un slogan, ni un cri de ralliement pour des foules d’abrutis en délire. La guerre tue, détruit, pille… Elle s’avère toutefois une bénédiction pour l’industrie de l’armement. Pour les États-Unis, la Russie, la France, et même le Canada, qui comptent sur elle pour faire rouler un secteur non négligeable de l’économie. Mais pour le reste, elle ne sert personne, ne laissant derrière elle que tristesse et désolation.

Alors, messieurs les va-t’en guerre (des hommes, toujours, rarement des femmes…), fermez vos grandes gueules de loups assoiffés de sang, allez marcher dans la nature (si vous ne l’avez trop saccagé avec vos bombes), lisez un bouquin, écoutez du Bach et cessez de faire chier la planète tout entière !

La guerre, la violence et le meurtre sont l’apanage des religions, pas des hommes et des femmes conscients de leur finitude. Ces hommes et femmes de bonne volonté, comme on disait dans un autre siècle.

Et comme l’écrivait si bien mon ami René Girard  dit Le Gonze (1957-2007) :

Allez poser vos bombes ailleurs !
Ici, ce qui n’est pas déjà dévasté
est maintenant inatteignable.

Mise en ligne 2017-01-19

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